Grossesse & allaitement

FIV : je veux un enfant à tout prix

Très loin d’être marginale, la FIV (fécondation in vitro) est aujourd’hui une méthode de conception répandue en France, puisque 12 000 bébés sont ainsi conçus chaque année.

La FIV, kézako ?

La fécondation in vitro est l’une des méthodes utilisées pour la procréation médicalement assistée. Cette technique permet de maximiser les chances de rencontre entre l’ovocyte et le spermatozoïde en dehors d’une relation sexuelle. Une fois fécondé, l’ovocyte se transforme en embryon qui est alors implanté dans le corps de la femme pour la poursuite de la grossesse.

En pratique, ça donne quoi ?

Dans les faits, les ovocytes sont recueillis par ponction des ovaires après une stimulation ovarienne réalisée à l’aide de médicaments ou d’injections quotidiennes sur 2 à 5 semaines. Le sperme, lui, est recueilli en laboratoire, où la mise en fécondation est effectuée dans un récipient. Après la fécondation vient l’étape du transfert de l’embryon dans l’utérus. Pour maximiser les chances de réussite, ce sont généralement 2 embryons qui sont implantés dans la femme tandis que les embryons restants sont laissés en culture. La loi autorise la congélation des embryons supplémentaires pour réaliser un transfert ultérieurement.

Le taux de réussite

Avec la FIV, on estime à environ 20 % les chances de tomber enceinte. Ce taux de réussite doit être notamment nuancé par la prise en compte d’autres facteurs pouvant intervenir dans la réussite d’une grossesse, tels que des pathologies diverses, les causes de l’infertilité, etc.

Bénéficier d’une FIV

La technique de la FIV est utilisée lorsqu’une fécondation naturelle est difficile, voire impossible. Le recours à cette méthode de conception peut par exemple intervenir en cas :

  • d’anomalie des trompes : les causes sont diverses. Dans environ 30 % des cas, la qualité du sperme est associée à ce problème ;
  • d’endométriose : cette maladie qui se caractérise par une muqueuse anormale sur les ovaires et sur le péritoine du petit bassin provoque une baisse de la fertilité ;
  • d’anomalies détectées sur le spermogramme : elles peuvent être à l’origine de la FIV dans 20 % des cas, même si les trompes ne présentent pas d’anomalies ;
  • d’une infertilité sans cause déterminée : la FIV est envisagée après plusieurs essais de stimulation simple de l’ovulation puis d’insémination intra-utérine.

Effets indésirables de la FIV

Au cours du traitement, certains effets indésirables sont régulièrement constatés : bouffées de chaleur, prise de poids, saignement vaginal, etc. En cas de trop forte stimulation hormonale ovarienne, des troubles digestifs, d’importantes douleurs abdominales ou des gonflements peuvent apparaître : ne tardez pas à aller consulter si c’est le cas. Enfin, il existe des risques d’hémorragie ou d’infection liés à la ponction, mais ceux-ci restent exceptionnels.

La FIV prise en charge par la Sécurité sociale

Avec un coût moyen de 4100 euros, la FIV est un procédé coûteux qui représente un lourd investissement pour les couples. La Sécurité sociale assure la prise en charge d’une FIV jusqu’au 43e anniversaire de la femme et sous réserve d’un accord préalable, dans la limite de 4 tentatives pour obtenir une grossesse.

Une FIV, 2 bébés

Le recours à la FIV augmente les chances de tomber enceinte de jumeaux : on estime le pourcentage de grossesse multiple après une FIV à environ 20 %, contre 1 % seulement en cas de fécondation naturelle.

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