Santé & bien-être

La mort subite du nourrisson : se prémunir et déstresser

Redoutée par les parents, la mort subite du nourrisson est un événement malheureux. Zoom sur ce phénomène encore très mystérieux.

La mort subite du nourrisson, qu’est-ce que c’est ?

La mort subite du nourrisson (MSN) est le décès inattendu d’un enfant âgé de moins d’un an. L’âge moyen est compris entre 2 et 4 mois. Généralement, le décès intervient durant le sommeil de l’enfant, qui s’endort en bonne santé puis cesse de respirer sans raison apparente. Ce constat est confirmé lors d’une autopsie lorsque celle-ci ne révèle aucune pathologie expliquant la mort du bébé.

Quelques chiffres

En France, on estime à environ 500 le nombre de cas de mort subite du nourrisson chaque année. Au Canada, c’est un peu moins d’un bébé sur 1000 qui est concerné par le phénomène. Les bébés garçons sont plus touchés que les filles.

Les causes de la mort subite du nourrisson

Il n’existe pas vraiment de cause définie de la mort subite du nourrisson. Le facteur génétique n’est pas considéré comme une cause à part entière tandis que, dans 50 % des cas, un déséquilibre en sérotonine est constaté. Des facteurs environnementaux et métaboliques entreraient aussi en compte dans l’apparition d’une MSN : pathologie, maturation des grandes fonctions vitales, position de sommeil, etc.

Adopter les bons gestes

Si la MSN reste à ce jour un phénomène inexpliqué, plusieurs recommandations permettent de limiter au maximum les risques pour l’enfant :

  • coucher le bébé sur le dos : pendant la sieste ou la nuit, la position dorsale est fortement conseillée pour diminuer le risque de mort subite du nourrisson ;
  • utiliser un matelas ferme et plat : les tout-petits ont besoin d’une surface parfaitement plate et ferme pour dormir. Evitez les matelas gonflables ou à eau ;
  • libérer le couchage au maximum : retirez du lit de bébé tous les accessoires superflus tels que les peluches, les tours de lit, les coussins ou les couvertures. Préférez une gigoteuse ;
  • la bonne température : la température de la chambre doit être comprise entre 18 et 20° ;
  • allaiter bébé : l’allaitement maternel aurait des propriétés permettant de diminuer le risque de MSN ;
  • partager sa chambre avec bébé : il est recommandé de dormir dans la même chambre que bébé durant ses 6 premiers mois ;
  • ne pas fumer : le risque de MSN est plus élevé pour un bébé dont la mère a fumé pendant la grossesse ou qui est exposé à de la fumée passive pendant ses premiers mois de vie ;
  • proposer une tétine à bébé : le fait de téter une sucette diminuerait le risque de MSN.

Les moniteurs de surveillance, gadget ou précieux allié ?

Les différents systèmes de surveillance visant à alerter les parents en cas d’anomalie respiratoire du bébé ne font pas l’unanimité auprès des professionnels de santé et de pédiatrie. Les déclenchements d’alarme pour de mauvaises raisons augmentent en effet l’anxiété des jeunes parents.

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